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Hommage au duo Dezaki/Sugino
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veggie11
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PostPosted: Wed 11 Feb - 20:01 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

La plupart d'entre-vous connaissent - au moins de nom - leurs œuvres les plus connues, soit pour les avoir vu à l'époque lors de leur diffusion TV, soit pour s'être intéressé aux classiques de l'animation japonaise et donc avoir entendu parler au moins une fois de leurs créations. Osamu Dezaki était le réalisateur (malheureusement décédé il y a bientôt 4 ans), Akio Sugino le chara-designer et directeur de l'animation dans la majorité des cas. Quand ces deux talents collaboraient ensemble, généralement on a droit à une petite merveille d'animation et de visuel travaillé, mais aussi à un style bien à eux qui se repère facilement. Je vais essayer de revenir sur toutes les oeuvres auxquelles ils ont conjointement participé (vu que dans certains cas, Sugino a réalisé la direction de l'animation sans la présence de Dezaki. Voir par exemple le premier film d'Unico la petite licorne réalisé en 1981).


Ce qui est disponible en France :


Black Jack (OAV, 1993-1997)



Adaptation du manga d'Osamu Tezuka.

Ces OAV proposent plusieurs histoires tournant autour du personnage de Kuro Hazama dit Black Jack, un médecin marron réputé pour être l'un des meilleurs chirurgiens du milieu médical et accouru par les personnalités les plus riches dont il soutire des sommes folles en guise d'honoraires. Solitaire, il vit avec pour seule compagnie la jeune Pinoko, une enfant qu'il a lui-même reconstituée (elle est issue d'un tératome) plusieurs années auparavant.

Le chara-design est très différent du manga, plus réaliste et plus proche du travail habituel de Sugino. Néanmoins, une fois l'habitude passée, les histoires sont passionnantes et respectent l'esprit de l’œuvre de Tezuka ainsi que le personnage de Black Jack. L'animation et les dessins sont soignés. Le redoublage français est d'assez bonne qualité (je ne connais pas le précédent), malgré quelques voix discutables comme Pinoko (même si on s'y habitue).

Osamu Dezaki a scénarisé les OVA 1 à 9.

Disponibilité : chez TF1 Vidéo (hélas) en deux coffrets DVD puis un seul avec VO/VOST. Mériterait une réédition car le format de l'image a été honteusement retravaillé.



Black Jack le film
(Film, 1996)



Adaptation du manga d'Osamu Tezuka

Notre héros est appelé suite à une mystérieuse maladie affectant des athlètes durant les JO.

Un film d'excellente facture, tant techniquement qu'au niveau de la narration. Même si l'histoire est assez classique, je ne me suis pas ennuyée durant le visionnage et l'ambiance particulière du film est prenante, bien qu'assez différente des OAV (je trouve). Le chara-design est aussi un peu plus proche du manga.

Osamu Dezaki est crédité au scénario avec un autre membre du staff. Akio Sugino travaille sur le chara-design et la direction d'animation du film.

Disponibilité : coffret collector chez HK Vidéo d'assez bonne facture.




Cobra (série TV, 1982)



Adaptation du manga de Buichi Terasawa.

Cobra est un mercenaire (ou corsaire selon les résumés) de l'espace en prise avec des pirates qui ont juré sa perte. Il y a 5 ans, il a décidé de disparaître de la vie publique en faisant croire à sa mort, changeant de visage et se fondant dans la population sous le nom de Johnson. Mais aujourd'hui, Johnson/Cobra est prêt à reprendre du service en compagnie de sa partenaire de travail Armanoïde, une charmante femme robot.

L'une des séries animées les plus connues du duo en France ! Hélas, je n'ai pas encore eu le temps de regarder la série en entier, je connais surtout le manga. Ce topic sera peut-être l'occasion de m'y remettre ! En tout cas le premier épisode m'a fait bonne impression : dessins soignés, mise en scène à couper le souffle... J'avais aussi trouvé la VF d'excellente tenue.

Osamu Dezaki est crédité comme superviseur (chief director) de la série conjointement avec une autre personne du staff. Il a également réalisé le storyboard des épisodes 01, 03, 04, 11 et 12. Akio Sugino est crédité comme directeur de l'animation, mais les épisodes sur lesquels il a participé ne sont pas indiqués. De plus, il n'est pas le seul directeur de l'animation présent dans les génériques.

Disponibilité : Déclic Images ou ressortie récente chez All the Anime en DVD/BR.



Space Adventures Cobra (Film, 1982)



Adaptation du manga de Buichi Terasawa.

Réalisé avant la série, là aussi je n'ai pas eu le temps de le regarder mais je le ferai bien un jour !

Disponibilité : dans différentes éditions collector de la série TV, soit chez Déclic Images soit chez All the Anime (uniquement dans l'édition ultime).



Golgo 13 (Film, 1983)



Adaptation du manga de Takao Saito.

Duke Togo dit Golgo 13, tueur à gages réputé pour sa précision et son caractère glacial, est souvent appelé par différentes organisations pour éliminer un rival ou un gêneur pour les futurs projets de ladite organisation. Le ton des histoires est très réaliste et particulièrement violent, ce qui expliquerait peut-être pourquoi ni le manga ni les adaptations animées n'ont vraiment percées en France...

Je n'ai pas vu le film encore (je ne l'ai qu'en cassette), mais je connais bien le manga ayant les deux pavés dans ma bibliothèque. L'histoire est sombre, complexe et très difficile d'accès, principalement parce qu'il faut avoir un certain recul - je pense - pour apprécier les aventure où le ''héros'' est un tueur à gages méticuleux, taciturne et antipathique d'apparence. Mais Golgo 13 n'est pas non plus un personnage aussi sombre et il laisse parfois entrevoir des zones d'humanité; c'est peut-être ça qui me plaît chez lui.

Osamu Dezaki est crédité à la réalisation et Akio Sugino à la direction de l'animation.

A noter l'existence de l'OVA Golgo 13 - Queen Bee sur laquelle Akio Sugino a réalisé le chara-design et la direction de l'animation (avec un autre membre du staff). Osamu Dezaki s'occupe de la réalisation et du storyboard.

Disponibilité : DVD sorti chez TF1 Vidéo quasi impossible à obtenir, même en occasion ! Ou alors faut payer des sommes folles...




Jeu, set et match (série TV, 1973)



Première adaptation animée du manga de Sumika Yamamoto (qui mériterait une sortie en France).

Héléna (Hiromi) a intégré le club de tennis de son lycée uniquement pour approcher Reine (Reika), la star de l'établissement que toute l'équipe surnomme ''Miss Papillon'' (Ochôfujin). Le jour où Héléna propose un service à son idole, elle croise un jeune homme plus âgé qu'elle, de caractère plutôt antipathique, et à qui elle se vante être la fameuse joueuse Reine Radiguet. Mais ce qui ne devait être qu'une rencontre anodine va transformer la vie de notre héroïne en calvaire : le lendemain même, Héléna apprend que le jeune homme en question n'est autre que leur nouveau coach et très vite, ce dernier jette son dévolu sur Héléna qu'il intègre sans explication au groupe des titulaires de l'équipe. Voilà Héléna, joueuse débutante, obligée de participer à des championnats où elle apprendra peu à peu à perfectionner sa technique malgré les chicaneries et les vexations des autres joueuses.

Pour une première adaptation, c'est une série que je qualifierai de plutôt sympathique et prenante. Le scénario des premiers épisodes suit très fidèlement (ou presque) le manga d'origine mais s'en écarte complètement à partir de l'épisode 16 où d'autres joueuses inédites font leur apparition et où les matchs ne suivent plus du tout ceux du manga, cependant l'ensemble reste cohérent. Même si je préfère la seconde série (non réalisée par le duo), même si la série prend des libertés point de vue scénario, même si le chara-design n'est pas toujours très joli, même si l'animation est au ras-des-pâquerettes, même si le pauvre Ozaki/François a un design moisi, même si la relation entre Héléna et son entraîneur est quasi absente et même si Chiba a une voix de m**** en VF, j'aime bien me la regarder de temps à autre, en particulier grâce à la mise en scène de Dezaki qui débute gentiment mais avec une focalisation bienvenue sur le côté dramatique de l'histoire. De plus, à l'exception de certaines voix secondaires, la VF est de bonne qualité. Même la francisation des prénoms ne me dérange pas pour les principaux (on est loin des incohérences de la version italienne). Heureusement d'ailleurs que la série ne nous soit pas parvenu via la Cinq, parce que sinon nous aurions eu droit à du Jenny Nolan et du Jeremy O'Connor ! A ce stade, je préfère en rester à Héléna Orval et Jean Mallet...

Akio Sugino est crédité comme directeur de l'animation (en compagnie de deux autres membres du staff), mais les génériques de début n'indiquent malheureusement pas sur quels épisodes il a exactement travaillé. Osamu Dezaki s'occupe de la direction technique sur l'ensemble de la série; il a également réalisé le storyboard des épisodes 01, 02, 06, 08, 10 (avec une autre personne), 13, 19, 20, 24 et 26.


Disponibilité : coffret intégral uniquement en VF (à quand une ressortie en VOST ?!)



Jeu, set et match 2
(série d'OVA, 1988)

Adaptation du manga de Sumika Yamamoto


Hiromi dans les OVA



Le coach dans les OVA (quelle classe ! Embarassed)

Après 3 ans d'entraînement intensif, Hiromi/Héléna est sélectionnée pour participer à un championnat junior aux États-Unis. Mais un peu avant le départ,
son entraîneur Jin Munakata (Jean Mallet dans la VF de la première série) tombe gravement malade et décède quelques jours plus tard. Hiromi va donc devoir affronter ses partenaires seule dans un pays étranger - sans connaître la vérité sur la mort du coach - puis faire face au deuil dès son retour au Japon. La nouvelle est un terrible choc pour la jeune fille qui se laisse dépérir. Mais malgré sa douleur, encouragée par ses amis, elle finit par reprendre peu à peu goût à la vie et surtout au tennis.



Cette première série d'OVA (la seconde est inédite en France) adapte la suite du manga à partir des volumes 11-12  (volumes 16-17 pour l'édition italienne) avec quelques événements issus des tomes antérieurs (le match entre Saeko et Hiromi) pour amener le plus logiquement possible les événements en sachant que la première série n'adaptait que les 4 premiers volumes du manga. Les OVA sont  dans l'ensemble très proches du manga, malgré plusieurs libertés dues sans doute aux problèmes de cohérence avec la première série. Comme les OVA reprennent là où la première série s'est arrêtée, beaucoup d'événements ont dû être simplifiés et de nombreux personnages inédits dans la série de 1973 ont dû être écartés des OVA ou alors ravalés au rang de simple figurant. Ce qui explique sans doute pourquoi Eddie et Angie Reynolds ne connaissent plus Hiromi lors de leurs retrouvailles durant le championnat, pourquoi Chiba rejoint tardivement les autres aux États-Unis, pourquoi Ranko doit subir un grave accident pour redonner la force de vivre à Hiromi (accident inexistant dans le manga)... A partir des épisodes 9-10, le scénario est entièrement libre et propose des événements inédits par rapport au manga. Heureusement, l'émotion est restée intacte.

Concernant la réalisation, Osamu Dezaki est cette fois superviseur des OVA où il supervise l'ensemble des épisodes. Il a également signé, sous le pseudonyme de Saki Makura, le storyboard des épisodes 01, 02, 12 et 13. Noboru Furuse est crédité comme superviseur à la réalisation de l'ensemble des OVA, mais ne s'occupe pas de la direction technique. Par contre, c'est bien Akio Sugino qui signe le chara-design, même si je préfère largement celui du film (inédit).

Finalement, ce qui manque surtout à cette série en dehors de quelques libertés et des sentiments très suggérés du coach pour Hiromi (elle est où la scène où Munakata déclare son amour pour son élève ?), c'est un doublage français avec les principales voix de la série. Hélas, la piste internationale a été perdue. Dommage, parce que dans les années 90, les Italiens avaient pu encore réaliser leur propre doublage qui malgré une traduction catastrophique était assez bon.

Disponibilité : coffret intégral IDP uniquement en VOST (pourquoi pas de VF, snif...)



Ashita no Joe 2 (série TV, 1980-1981)



Adaptation du manga de Asao Takamori et Tetsuya Chiba.

Cette série adapte la seconde partie du manga (d'où le ''2'' du titre) en reprenant les événements ultérieurs à la rencontre (et la mort) entre Joe et son grand rival Rikiishi. Au début, Joe erre en ville sans but et fuit ses anciens partenaires et amis. Mais il est finalement convaincu de remonter sur le ring et reprendre la boxe en dépit du drame.

L'ambiance de la série est fidèle au manga : plus réaliste, plus sombre, plus mature aussi avec un arrière-fond dramatique assez poussé, alors que le début du manga était plus cartoonesque. J'ai entendu un peu la VF d'époque et c'était assez honorable dans l'ensemble. Je n'ai pas encore testé les épisodes suivants doublés à l'occasion de la sortie en DVD.

Disponibilité : édition IDP; attention coffret 2 devenu rare et onéreux avec le temps.



L'Île au trésor
(série TV, 1978)



Adaptation du roman de Robert Louis Stevenson.

Après avoir retrouvé une carte indiquant l'emplacement d'un fabuleux trésor, le jeune Jim parvient à embarquer à bord d'un vaisseau commandé par le charismatique capitaine Flint. Le grand classique du récit d'aventure dépaysant !

Bon, je ne peux pas dire grand-chose pour le moment sur cette adaptation, mon coffret n'a été commandé qu'il y a quelques mois et je n'ai pas vu le moindre épisode. Je laisse les autres la commenter en attendant de donner mon avis personnel, mais je pense que je vais bien aimer ^^

Disponibilité : soit chez IDP soit chez All the Anime (ressorti récemment)



Lady Oscar - La Rose de Versailles (série TV, 1978)



Adaptation du manga de Ryoko Ikeda.

Oscar-François de Jarjayes, sixième fille d'un aristocrate frustré de ne pas avoir d'héritier mâle, est élevée comme un homme et devient très jeune commandant de la Garde Royale, chargé de la protection de la jeune dauphine (puis reine) Marie-Antoinette. Lors d'un bal masqué, la reine tombe sous le charme d'un jeune noble suédois, le comte de Fersen. Oscar quant à elle se rapproche peu à peu de son valet et ami d'enfance André. Mais la Révolution finira par les séparer... ou les réunira à jamais.

J'adore le manga de Ryoko Ikeda. C'est une oeuvre mature, réaliste et intelligente comme on en voit peu dans les récits reprenant cette période troublée de l'Histoire française. De plus, même si l'auteur a pris certaines libertés vis-à-vis de la biographie de certains personnages ayant réellement existé, l'Histoire est dans l'ensemble assez bien respectée. C'est hélas beaucoup moins le cas dans l'anime : le côté documentaire a disparu, l'ambiance est plus ''grand public'' (je trouve le manga destiné à un public un peu plus mûr que l'anime concernant les relations entre les personnages, mais ça n'empêche pas l'anime d'être parfois dur), cependant Dezaki dirige une intrigue avec passion et les personnages sont toujours très attachants. Inutile de dire que la scène choc (que je ne mentionnerai pas) a dû profondément marquer chaque spectateur la première fois ! Sans parler d'une réalisation exemplaire qui sublime les meilleurs épisodes (je ne me souviens pas d'épisodes moins réussis, en tout cas rien de choquant sur ce point). Je crois aussi que c'est sur ce type de dessin qu'Akio Sugino est le plus à l'aise. Quant à la VF, malgré des erreurs de traduction, il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre, surtout pour une série se passant justement en France !

Disponibilité : coffret collector IDP qui vaut la peine (hélas introuvable), mais une réédition est prévue chez All the Anime.




L'Epée de vérité (OAV, 1990)



Adaptation d'une nouvelle de Takeshi Narumi.

Durant l’ère Edo, deux clans convoitent mutuellement l’épée Ginryu, l’un des biens les plus précieux de la famille Sugawara. Shuranosuke Sakaki, un jeune homme expert en sabre mais de caractère austère et distant, accepte d’aider le clan Nakura à délivrer la princesse Mayu, retenue en otage par le clan ennemi en échange de l’épée Ginryu.

L'idée est intéressante, hélas la faible durée de l'unique épisode (il y aurait dû y en avoir d'autres, mais un seul fut réalisé) et la focalisation sur des scènes violentes et/ou érotiques nuisent énormément à son intérêt. La seconde partie voit débouler plusieurs méchants irréalistes qui semblent tout droit sortir de l'excellent Ninja Scroll (sauf que dans Ninja Scroll, ça faisait partie de l'univers du film) ! C'est divertissant, mais franchement dispensable. L'animation est assez raide, j'ai connu  mieux sur du Dezaki/Sugino. Le chara-design est pas trop mal, mais assez froid (c'est peut-être voulu ?). Enfin, même les grands réalisateurs doivent manger, non ?

Disponibilité : simple DVD chez AK Vidéo (à fouiller au moment des soldes ou parmi les occasions à la Fnac)




Rémi
(série TV, 1977)



Adaptation du roman d'Hector Malot.

Réputée pour être l'adaptation animée la plus fidèle au roman d'origine (et c'est le cas), Rémi est une série visuellement époustouflante et qui n'a pas pris une ride sur le plan technique malgré les années. Pour ce qui est de l'adaptation en revanche, il y a du bon et du moins bon : à force de tirer sur la corde sensible, Dezaki finit par dédramatiser un récit déjà larmoyant à la base et les malheurs du jeune Rémi perdent de leur intensité. C'est devenu si banal qu'au final, plus rien ne nous étonne quand un nouveau malheur s'acharne sur le malheureux gamin ! Le roman était mélodramatique et ne faisait pas dans la dentelle, mais on était loin du torrent de fatalités décrit dans l'adaptation animée. Heureusement dans la seconde partie, le récit se fait plus apaisant et apporte un peu d'espoir. Je n'ai pas aimé la fin par contre (je préfère celle du feuilleton TV de 1981), sans parler que les Japonais n'ont toujours pas compris qu'il n'y a pas que Genève comme ville suisse ! Malgré un certain soin concernant la retranscription de la vie quotidienne des Français en 1878, quelques anachronismes sont à déplorer (à commencer par les pyjamas, certains costumes et les cartes routières). La VF par contre est d'excellente qualité, malgré des génériques qui sont... plutôt surprenants (mais en VO aussi c'est un peu le cas). Malgré ses défauts, j'aime beaucoup cette adaptation, mais j'ai une petite préférence pour celle réalisée par Nippon Animation en 1996 (pourtant très libre vis-à-vis du roman).

Disponibilité : IDP puis bientôt All the Anime



Très cher frère (série TV, 1991)



Adaptation du manga de Ryoko Ikeda.

Nanako Misonô (Emilie en VF), 16 ans, intègre un lycée très prestigieux pour jeunes filles de bonne famille. Dans cet établissement, chaque élève rêve de faire un jour partie de la Sororité, une association élitiste dont les membres sont sélectionnées pour leur apparence, leurs goûts vestimentaires, leur culture et leurs bonnes manières afin de servir d'exemple aux plus jeunes. Ces élèves modèles gravitent autour de la présidente de l'association, Fukiko Ichinomiya (surnommée Mlle Miya), admirée de tous. Nanako n'a aucune des qualités requises et pourtant, Fukiko va la sélectionner au détriment d'Aya Misaki, une camarade de classe qui ambitionnait d'intégrer la Sororité. Commence alors pour la jeune Nanako un quotidien scolaire difficile ponctué de menaces, d'insultes, de pamphlets et d'attaques ouvertes à son encontre... Son seul refuge : les lettres qu'elle envoie à son ''grand frère'', un jeune étudiant qu'elle a rencontré quelques mois auparavant alors qu'il faisait du remplacement dans le collège de Nanako.


Diffusée tardivement au Japon et sur une chaîne privée, on peut se demander comment une telle série a pu tomber entre les mains d'AB Production qui en a proposé une adaptation édulcorée, censurée et dont la traduction n'a pratiquement plus rien à voir avec les dialogues originaux ! D'ailleurs je n'ai jamais testé la VF, je connais la série uniquement en VO. Pour ma part, contrairement à Lady Oscar qui gagne un peu plus de maturité dans le manga, Très cher frère est ce que j'appelle une adaptation collaborative : elle apporte des éléments supplémentaires au manga sans pour autant le trahir; je préfère certains points dans le manga et d'autres dans l'anime. Bref, en dehors de certaines libertés comme l'apparition du père de Mariko (apparition qui au passage ne sert à rien), les deux supports méritent d'être découverts conjointement. Outre une réalisation magnifique où l'on en prend plein les yeux, j'ai une large préfère pour ce chara-design que pour celui de ''Jeu, set et match 2'' : il s'adapte beaucoup mieux aux personnages. Je garde aussi de bons souvenirs de la bande sonore et il me tarde d'ailleurs de revoir cet anime que je n'ai vu qu'une fois en octobre 2010 (et en un seul week-end !).


Disponibilité : Kaze (ancienne édition en 2004 et nouvelle édition en 2009 pour la sortie du manga)



Prochain post, je parlerai des inédits en France.
           

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Last edited by veggie11 on Thu 6 Aug - 17:33 (2015); edited 4 times in total
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PostPosted: Wed 11 Feb - 20:01 (2015)    Post subject: Publicité

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PostPosted: Sun 15 Feb - 23:25 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Ce qui n'est pas disponible (encore) en France et qui devrait l'être :

Ashita no Joe - 1ère série (Série TV, 1970)



Adaptation de la première partie du manga, la réalisation a visiblement pris un sacré coup de vieux si j'en juge par les visuels et le chara-design plus proche du manga à ses débuts, mais ne serait-ce que pour mieux comprendre le parcours de Joe à ses débuts, cette série aurait mérité une sortie en France. Je trouve que ça manque quand même un peu dans la seconde série, en particulier comment Joe a rencontré Danbei, Yoko et surtout Rikiishi. A noter l'existence de deux films qui condensent les épisodes et qui pourraient servir de substitut pour avoir un aperçu de la série en question (un peu comme les films de Gundam 0079).

Disponibilité : la série est sortie en Italie en 2007, mais l'édition commence à se faire rare et devenir hors de prix. Espérons une future réédition ! Les films sont aussi sortis en Italie et on trouve sur Amazon une édition en langue anglaise et sous-titrage anglais, mais je n'ai pas beaucoup d'infos sur sa légalité.


Ace wo nerae - Gekijō-ban (Film, 1979)


Hiromi dans le film


Le coach dans le film (il me fait un peu penser à certains personnages de ''Rémi'', notamment Barberin)

Résumé de la première série qui se termine sur la même scène que la seconde série, mais en omettant beaucoup de personnages et d'intrigues. Bref c'est très ''résumé'', un peu trop même, et forcément on y rencontre beaucoup d'incohérences et de simplifications dans l'évolution d'Hiromi. Mais en même temps ce film a une patte qui lui est propre, une réalisation impeccable et un beau design bien plus réussi que sur les précédentes adaptations. Mon préféré. De plus, c'est la seule adaptation réalisée par Dezaki qui se concentre sur la relation amoureuse (bien que très sous-entendue) entre Hiromi et Munakata. D'ailleurs à l'époque de sa sortie, on trouvait des articles dans Animage consacrés uniquement à ce fameux triangle amoureux Hiromi-Takayuki-Munakata avec des interviews du staff et des seiyû.

Disponibilité : le DVD japonais se fait rare, le Blu-Ray est encore dispo pour ceux qui peuvent le lire. Sinon ce serait bien que les Italiens songent à rééditer leur version. Le film n'est sorti là-bas qu'en VHS...


Ace wo nerae - Final Stage (OAV, 1990)


Hiromi, pensive, tente de retrouver Takayuki dans un New-York à peine connu.

Librement inspirée de la fin du manga de Sumika Yamamoto (non elle n'adapte pas vraiment la dernière partie comme on pouvait s'y attendre).

L'histoire reprend après la fin du match entre Hiromi et Reika, même si seul le résultat ne nous est donné (le match n'est pas montré jusqu'au bout). Hiromi poursuit sa formation en tennis grâce au coach Katsura qui remplace désormais Munakata et se rapproche de plus en plus de Takayuki. Mais ce dernier envisage de faire carrière aux USA à cause de ses mauvais résultats durant le dernier championnat américain
où il avait été très perturbé par la mort de Munakata.
Seulement Hiromi n'arrive pas à se faire à cette nouvelle séparation et prévoit un jour de rejoindre Takayuki sur place.

Comme dit plus haut, cette seconde série d'OAV n'a pratiquement plus rien à voir avec le manga, si on excepte un peu la fin (et encore, on est loin de la puissance émotionnelle dégagée dans la BD d'origine durant ces instants), ce qui provoque - à mon avis - pas mal d'incohérences dans le comportement des personnages. J'ai eu du mal à accrocher à l'idée de voir Takayuki délaisser Hiromi au Japon pour se concentrer sur sa carrière, alors qu'il a fait une promesse à Munakata et qu'il sait
qu'Hiromi est à peine remise de sa disparition.
Avec le recul, je ne déteste pas ces OAV, je les aime pour ce qu'elles sont. Mais je n'arrive pas à les considérer comme une adaptation d'Ace wo nerae. Je pense qu'il faut absolument laisser de côté le manga et suivre la série en tant que telle, car passé ce problème on se laisse assez vite prendre par l'intrigue. Le passage aux USA est réussi et ça fait plaisir de revoir Ranko un peu plus souvent ou encore Maki, qui disparaissent peu à peu de l'intrigue dans les derniers tomes
(Ranko apparaît assez souvent, mais plutôt pour aller prier sur la tombe de son frère).
Côté réalisation, c'est correct mais un peu moins que dans la première série d'OAV. Je ne sais pas comment le décrire, mais je trouve les dessins un peu moins fins et assez raides. L'animation également manque un peu de soin, mais pour la patte Dezaki elle est bien présente puisque cette fois il assure la réalisation. À découvrir, mais à prendre vraiment comme une possible suite du manga et non comme l'adaptation de la dernière partie.

Disponibilité : si vous êtes prêt à mettre 50'000 yens (minimum) dans un coffret datant de 2003 et toujours pas réédité depuis... Bon après il y a toujours la version italienne qui traîne quelque part sur internet, mais l'adaptation des dialogues est tellement à ch*** qu'au final, il vaut mieux les regarder en japonais même sans sous-titrage.


PS : pour le film réalisé en 1979, j'en parlerai dans un autre post plus en approfondi, car il y a beaucoup de choses à dire.


In the Beginning: The Bible Stories (Série TV, 1997)



Osamu Dezaki a bossé en tant que réalisateur sur l'adaptation de la Bible par Osamu Tezuka et si Akio Sugino ne signe pas le chara-design. Il a tout de même participé à la direction artistique sur certains épisodes et ça se remarque aisément ! Je serai curieuse de voir le résultat final, car les quelques images entre-aperçues donnent envie. Et puis Tezuka quoi. L'association de cette figure gigantesque du manga et de l'animation ainsi que notre duo préféré a dû donner une certaine valeur à cette commande du Vatican hélas jamais diffusée en France !

Disponibilité : diffusion en Italie et en Espagne, mais seule l'Espagne semble l'avoir sortie en DVD. Et encore, je n'ai pas trop d'informations à ce sujet. Faudrait que je me renseigne.


Hakugei: Legend of the Moby Dick (Série TV, 1997-1999)



Adaptation du roman de Herman Melville.

Une adaptation futuriste de Moby Dick assez libre, mais qui doit valoir la peine d'autant que j'ai déjà eu de bons retours à son sujet. En revanche, si Sugino a bien participé au scénario, il semble qu'il n'en signe pas le chara-design (c'est Nikko du forum Le Royaume du dessin-animé qui a fait cette remarque). Dans le doute, je laisse le titre tel quel dans la liste mais je préciserai une fois que je me serai un peu informée là-dessus.

Disponibilité : une édition DVD est sortie aux USA il y a quelques années et semble encore disponible. C'est sur ma liste d'achats provisoires.


The Snow Queen - Yûki no Joô (Série TV, 2005)



Adaptation du conte d'Andersen

J'en reparlerai plus en approfondi dans le topic, mais cette adaptation extrêmement libre, bien que suivant d'assez près les événements issus du récit original, est une petite réussite vraiment sympa à voir avec un final éblouissant. Malgré une réalisation variable lorsqu'Akio Sugino n'est pas à la direction de l'animation, des éléments 3D très laids, un humour parfois poussif et un méchant en carton, il s'agit d'une valeur sûre parmi les créations récentes du duo.

Disponibilité : édition originale japonaise en 7 DVD avec 0 sous-titres. Mais c'est légal, l'image est belle et il y a un petit carnet de croquis dans chaque DVD.


J'omets volontairement Ultraviolet: Code 044 et Genji Monogatari Sennenki car je n'ai pas assez de retours pour me faire un avis et je n'ai pas vu un seul épisode. Ces deux séries ne sont disponibles qu'au Japon.
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PostPosted: Mon 16 Feb - 12:06 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Au sujet du long métrage qui compile la première série télévisée de Ashita no Joe, il adapte le début du manga original jusqu'au combat final entre Joe Yabuki et Torû Rikiishi.
Il est disponible aux Etats Unis en DVD en version anglaise et en version originale sous titrée en anglais.
La bonne nouvelle est que le DVD est all zone. 


Au sujet de Cobra, vivement que tu vois la série animée dans son intégralité. C'est une adaptation très fidèle et respectueuse du manga de Buichi Terasawa, sans être trop littérale: elle contient plusieurs éléments inédits par rapport à l'oeuvre originale très intéressants qui étoffent les histoires.


La saga des soeurs du capitaine Nelson est encore plus exaltante et riche dans la série animée.


Par contre, la saga de Salamandar est davantage prenante dans le manga.


Mais globalement, cette adaptation est une réussite magistrale. C'est une vraie superproduction des années 80 et qui pourrait en remontrer à bien des séries actuelles en terme de mise en scène, d'animation, de musiques et d'inventivité ! 
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PostPosted: Mon 16 Feb - 17:20 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Pour la version américaine du film d'Ashita no Joe, c'est bien légal tout ça ? Parce qu'au vu de la jaquette sur Amazon, on dirait plutôt du bootleg HK... Ou alors je confonds avec une autre édition. C'est très rare des DVD américains all zone, je sais que Funanimation l'a fait sur certains Lupin mais pas toujours. Sinon il est aussi disponible en Italie.

Je tiens absolument à voir Cobra un jour mais disons que j'ai un petit problème au sujet de Cobra en général : je suis plus attachée au personnage qu'à ses aventures et pourtant elles débordent d'inventivité. Cela dit je ne les ai plus relu depuis leur achat fin 2010 et il est possible que beaucoup de choses m'ont échappées. Je pense que Dezaki m'apprendra à aimer les aventures de Cobra en plus du héros.

Juste une question : est-ce qu'un titre réalisé par le fameux duo m'a échappé dans la liste déjà postée ?
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PostPosted: Mon 16 Feb - 18:08 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Les Lupin qu'ils ont réalisés peut-être ?

Ils ont également réalisés Hakugei, une version space-opéra de Moby Dick en une série de 26 épisodes. Apparemment inédit en France (pour ne pas changer) mais bien dispo aux USA chez ADV Studios.

EDIT : Tu l'as déjà citée. Quel c...

PS-HS : Veggie, tu devrais absolument voir Total Recall de Paul Verheoven, qui est quasiment une adaptation à la Verhoeven de Cobra (inspiré de la même nouvelle de P.K. Dick) ^^
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PostPosted: Mon 16 Feb - 19:56 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Pour les Lupin, je préfère les réserver pour le topic Lupin III justement. De plus Akio Sugino n'a pas bossé dessus comme chara-designer, en tout cas pas selon mes sources. Sinon je devrai citer aussi des séries comme Clannad, le film d'Hamtaro ou les films d'Unico où l'un et l'autre ont collaboré sans forcément que ce soit ensemble. Ce sujet est vraiment réservé à leur partenariat.

Total Recall j'ai déjà la nouvelle en livre, je l'ai acheté pour ça ^^
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PostPosted: Wed 18 Feb - 20:10 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Lady Oscar




Immense classique de l'animation japonaise et des années 80, cette série adaptée du manga de Riyoko Ikeda qui s'est fait une certaine spécificité des histoires mêlant Histoire et drame dans une ambiance Romantique, doit à mon avis beaucoup de son succès grâce au duo Dezaki-Sugino. Voilà pourquoi j'ai choisi ce topic pour vous parler de l'histoire dramatique d'Oscar-François de Jarjayes ! Smile

Je connaissais déjà le manga pour avoir acheté les deux tomes à leur réédition en juin 2011 et j'ai immédiatement accroché au destin tragique que subissent les différents protagonistes, qu'il s'agisse d'Oscar, d'André, de Rosalie ou encore de Marie-Antoinette. En particulier Oscar et André, qui demeurent les personnages que je préfère parmi tous ceux faisant leur apparition au cours du manga. De plus, le contexte Révolution Française ne pouvait qu'attirer ma curiosité historique (même si j'ai une nette préférence pour la seconde partie du XIXe siècle) !

J'aimerai justement faire un paragraphe au sujet du contexte historique. J'avais été particulièrement frappée dans le manga, malgré quelques libertés entreprises dans la biographie de certains personnages (Jeanne de Valois, Rosalie Lamorlière pour ne citer qu'elles), de la reconstitution admirable du Paris du XVIIIe siècle malgré quelques légers anachronismes pas trop gênants. Du moins ne m'ont-ils pas particulièrement frappé (et pourtant Dieu sait comme j'ai horreur des anachronismes et des libertés historiques), à l'exception de la robe d'Oscar durant la scène de bal. Quand on compare maintenant avec l'anime... difficile de ne pas les énumérer tant ils sont plus nombreux ! Il est justement dommage qu'un manga qui respectait assez bien l'Histoire voit son adaptation animée accumuler les erreurs grossières comme les poubelles dans Paris, les lunettes bien trop modernes sur le nez des dames ou encore le piano à queue... Bien sûr, un enfant n'y ferait pas attention, sauf peut-être certains plus attentifs comme moi (si je l'avais vu à 7 ans) car j'ai commencé justement à m’intéresser à cet âge aux inventions à travers l'Histoire. Autant dire que les poubelles et le piano à queue ne m'auraient pas échappé si je l'avais vu à l'époque ! Laughing


Bref passons... J'étais déjà au courant à la suite de nombreuses lectures d'avis de forumeurs sur le site-même de la tournure plus dramatique de l'anime là où le manga accumulait les séquences SD. Au final, je n'ai pas été dérangée par ce changement de ton. Je pense que le réalisateur a préféré se concentrer sur la dimension tragique et éliminer toute trace d'humour pour mieux adapter l'anime à sa vision de l'histoire. Pourquoi pas ? Ce choix permet ainsi à l'anime de se forger une identité propre et de ne pas rester un simple décalque du manga. Je ne dirai pas lequel a le plus de mérite. Au contraire, je pense qu'il est préférable que chaque support conserve sa propre vision des choses. Je pense en particulier à
la mort d'Oscar et d'André, qui sont tournés assez différemment dans le manga. Là où dans le manga, André préfère éloigner Oscar pour ne pas qu'elle le voit mourir, l'anime n'épargne rien à cette dernière. Personnellement, aucune des fins - qu'il s'agisse du manga ou de l'anime - ne m'a parue plus préférable. Je préfère laisser cette appréciation aux autres fans...


En revanche, s'il n'y avait qu'un seul point sur lequel le manga me paraît plus intéressant, c'est le point final de l'histoire. A savoir comment sont présentés les différents événements de la Révolution Française. Riyoko Ikeda a fait le choix de suivre fidèlement les événements pas à pas et de faire désormais de Marie-Antoinette le personnage principal. Ce choix me paraît plus judicieux que celui de l'anime qui résume en quelques minutes la chronologie 1789-1793 d'une manière un peu abrupte... J'ai toujours apprécié comment le manga ''La Rose de Versailles'' (Les Roses de Versailles ?) utilise l'Histoire de manière intelligente tout en lui rendant honneur, là où l'anime se contente avant tout de placer les événements fictifs à côté des événements plus historiques sans forcément narrer la continuité des faits. Je pense que quelques minutes supplémentaires n'auraient pas fait de tort à cet épisode final.


Oscar est un personnage particulièrement intéressant et touchant. C'est une fille élevée comme un garçon dans une époque où les filles n'ont pas de réelle ''utilité'' (si ce n'est de mettre un héritier mâle au monde). De plus, elle vient d'une famille noble et se doit de rendre honneur à sa famille. Pas question donc d'épouser son ami d'enfance André, né roturier. Plus que l'époque dans lesquels ils évoluent, c'est surtout la société et les mœurs alors mis en place qui mettent des bâtons dans les roues aux deux amants. J'ai beaucoup apprécié que leurs sentiments ne soient pas établis dès le départ. Même si on sent bien qu'André est amoureux d'Oscar depuis le début, ce n'est pas le cas pour celle-ci. On sent bien comme elle évolue au fil du temps, comme sa vision des choses se modifie au fil des rencontres. Ses relations avec André notamment sont très froides, très dures. Elle n'hésite pas à le menacer de le corriger pour avoir mal agi envers elle. Ce n'est que bien après qu'Oscar prend conscience de la réalité des choses et qu'à cet instant, elle perd également tous ses privilèges. Elle se voit obligée de prendre son destin en mains en changeant de régiment et en essayant de se rapprocher des soldats qu'elle commande (ce qu'elle ne faisait pas lorsqu'elle dirigeait la Garde Royale). Dans le manga d'ailleurs, les relations entre Oscar et ses hommes sont plus maternelles (ils sont d'ailleurs représentés comme des adolescents voire des enfants) là où dans l'anime, leurs relations sont plutôt amicales.

À propos de l'identité réelle d'Oscar, j'avoue préférer le choix de la version française qui écarte toute ambiguïté en laissant entendre que la Cour ignore la véritable nature de l'héroïne. J'ai beaucoup eu de mal à l'époque dans le manga d'imaginer que des femmes pouvaient être séduites par Oscar tout en sachant qu'il s'agissait d'une femme. La version française rend la situation plus logique dans un certain sens et on comprend aussi mieux comment le général de Jarjayes a pu faire en sorte que sa fille soit acceptée comme officier sous des vêtements masculins.

L'une des grandes qualités de cette série, c'est également sa réalisation technique quasi impeccable même après trente ans. Bien sûr, l'animation n'est pas parfaite et a parfois mal vieilli, mais au fond qu'importe ? La marque Dezaki dans la mise en scène suffit pour qu'on n'attache guère d'importance à ce mince problème. Les plans visuels sont comme à leur habitude de toute beauté, tant dans les paysages, les effets graphiques dezakiens ou encore le chara-design. Alors que demander de plus ? Laughing


Je ne vais pas m'attarder davantage... Un mot enfin sur la version française : de grande qualité, elle possède deux avantages : le vocabulaire employé qui colle à l'époque mais aussi un certains nombre de voix bien choisies ajoutées à une interprétation impeccable. J'ai été assez surprise par la voix de Rosalie les premières fois, probablement car je m'attendais à une voix sonnant beaucoup plus jeune que celle de la comédienne. Mais au final, cela ne m'a pas plus dérangé.


Bon, c'est terminé pour cette fois. Je vais certainement rajouter des choses avec le temps, mais là ça commence à devenir trèèèèès long. Pour en revenir à Riyoko Ikeda, le visionnage de l'anime m'a permis de relire son œuvre et de m'intéresser surtout à ses autres titres. Outre Très cher frère, je ne connaissais justement que son œuvre phare. Actuellement, je suis en train de découvrir peu à peu ''Orpheus no Mado'' (dont l'héroïne semble être un clone d'Oscar, tant dans sa situation de femme déguisée en garçon que physiquement) dont la troisième partie se déroule durant la Révolution russe. Étant passionnée depuis plus de dix ans par l'Histoire russe du XIXe siècle-début du XXe (ce n'est pas pour rien si ''Anastasia'' de la 20th Fox m'insupporte malgré ses qualités techniques), je ne pouvais pas manquer cette occasion !

Édit : il s'agit ici d'une ancienne critique postée le 13 novembre 2012, donc déjà depuis un certain temps. Il est possible que dans les mois prochains, je me revois cette série et vienne à développer certains points laissés de côté ou que je me concentre sur certains épisodes en particulier. Cette série le mériterait largement !

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PostPosted: Wed 18 Feb - 20:11 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Rémi l'enfant sans foyer



Après avoir terminé de visionner ce classique réalisé par Messieurs Dezaki et Sugino en 1977, je prends le relais pour vous présenter mon avis sur cette adaptation du roman d’Hector Malot. J’avais déjà lu la première partie il y a de ça quelques années et j’ai terminé la seconde partie un peu en même temps que la série. J’ai également vu le film de la Toei réalisé en 1970 et qui était sorti en France en octobre 1971 au cinéma (plus d’infos ici et ici).

Dans l’ensemble, cette série reprend assez fidèlement la plupart des personnages et des événements décrits dans le roman de manière. C’est aussi je trouve la série de Dezaki la mieux travaillée au niveau visuel que j’ai pu voir pour le moment (n’ayant encore vu ni L’Île au Trésor, ni La Reine des Neiges par exemple). Je m’explique : le réalisateur a vraiment fait un effort sur les décors très bien retranscris et travaillés, ainsi que ces différents effets de lumière ou de couleur, en particulier lorsqu’ils font partie des pensées ou des rêves des personnages. C’est à mon sens le gros point fort de la série.

Côté adaptation, la première partie est dans l’ensemble très fidèle au roman, si on excepte l’exagération des émotions dans les scènes tristes. Rémi n‘est pas décrit dans le roman comme un enfant pleurnichard, en tout cas pas de façon aussi extrême que le Rémi de l’anime. Les premiers épisodes étaient touchants, mais je dois l’avouer, au bout d’un moment, le voir pleurer sans cesse pour un oui ou pour un non atténuait de beaucoup l’intensité de l’émotion. Elle devenait presque banale, monotone et habituelle. Il y a une scène qui m'a particulièrement énervée sur ce point : Rémi et Mattia se trouvent au marché d'Ussel pour acheter une vache, mais ils épient les vendeurs et constatent rapidement que les vaches sont maquillées pour les vendre à un meilleur prix. Rémi est tellement bouleversé qu'il pleure à nouveau; franchement, autant dans la première partie de l'histoire on aurait pu le comprendre, autant là ça ne correspond plus au Rémi de cette époque. Et puis bon, pleurer parce que des vendeurs trichent avec les vaches ? C'est bon, il n'a qu'à mieux ouvrir l'oeil ou demander conseil (comme ils le feront tout de suite après !). Heureusement que cette scène reste assez en retrait par rapport à l'ambiance de la seconde partie. L’arrivée de Mattia le petit Italien apporte pas mal à la série, tout comme le roman d’ailleurs. Il est drôle, moqueur, quelque peu excentrique et joyeux drille, très comédien dans l’âme. La série animée lui a donné un côté plus malicieux, assez proche des personnages d’animation, mais sinon il ne s’écarte pas trop du roman. Sa biographie en revanche est très différente entre la série et le roman : pour Malot,
Mattia a toujours sa mère à Lucca (ville que j’ai visité il y a trois ans et qui mérite le coup d’œil) et une sœur (qu’Arthur prévoit d’épouser à la fin du roman), et Garofoli, l’exploiteur d’enfants, est son oncle
.

La seconde partie se détache pas mal du roman, voire même beaucoup. Dans l’ensemble les événements se suivent dans la même logique que le roman, mais beaucoup de situations, de personnages ou d’informations ont été modifiés voire carrément supprimés. La plus grosse différence étant celle de la disparition de James Milligan, prétendument tué avant le retour de son neveu et laissant donc Driscoll comme seul méchant de l’histoire. Assez cocasse lorsqu’on sait que dans le film Toei, c’est James Milligan le seul ennemi de Rémi ! Pourtant l’oncle a un rôle très important à la fin de l’histoire puisqu’il
remet en cause l’identité de l’adolescent, espérant se dédouaner de l’enlèvement commis treize ans auparavant. Les retrouvailles entre Rémi et son père adoptif Jérôme ont été inventée par les Japonais, histoire sans doute de les réconcilier avant la fin (?) ou caser une énième scène larmoyante dans la série
. Une autre différence qui m’a bien amusé je dois dire, c’est le changement physique de Bob, l’ami de Mattia, qui devient noir. Je ne sais pas si c’est une volonté propre du chara-designer ou s’il a mal compris le roman, car dans l’histoire originale Bob est juste grimé en Noir pour amuser les spectateurs (comme dans le Chanteur de Jazz).

Enfin, toute la partie où Rémi apprend le nom de ses parents et s’enfuit de chez les Driscoll est complètement différente. Les Driscoll ont bien des enfants dans le roman et il n’y a jamais eu d’armoiries sur les langes de Rémi bébé. En fait, si dans le roman les péripéties semblent moins palpitantes comparé à la série, je les trouve aussi plus réalistes et moins rocambolesques. Enfin, le plus grand changement se trouve dans la fin. Je ne vais pas en dire davantage pour vous laisser la surprise, mais l’anime s’écarte complètement du roman dans sa conclusion, si l’on excepte les dernières secondes où l’on apprend ce qu’ils deviennent à l’âge adulte. L'anime prend donc beaucoup de libertés, mais les événements, même transformés, sont cependant amenés efficacement et dans une suite logique. Une adaptation donc très libre, mais bien menée.

J’aimerai revenir aussi sur l’environnement même dans lequel évolue Rémi. Si l’anime essaye de retranscrire correctement les différentes villes et villages que traverse le garçon, on n'évite pas certains anachronismes dont certains n’échapperont pas même à des spectateurs peu renseignés sur cette période. Et je dois dire qu’après tant d’efforts de la part de l’équipe pour reproduire les paysages français de l’époque et ne pas avoir omis l’absence de la Tour Eiffel dans une série se passant vers 1878 (année de sortie du roman), voir tant d’anachronismes défiler est quelque peu dommageable. Les pyjamas n’existaient pas encore ! Les blousons de cuir non plus ! Les cartes de France n’étaient pas dessinées de cette façon ! Et j’en oublie. Il y a eu pire dans Lady Oscar (les poubelles en métal !), c’est vrai. J’aimerai aussi qu’on m’explique pourquoi Mme Milligan ''déménage'' de Vevey à cette ville grisâtre et monotone qu’est Genève (je m’excuse à l’avance pour les éventuels Genevois du forum) ! Vevey était la ville privilégiée de la noblesse européenne de l’époque, on peut encore voir les luxueuses villas construites au bord de la Riviera vaudoise, et c’est un endroit vraiment plus jolie et agréable. D’ailleurs si vous en avez l’occasion un jour, je vous conseille d’aller faire un tour à Vevey, vous ne le regretterez pas ! Je sais que les Japonais connaissent de la Suisse romande principalement Genève (enfin surtout son jet d’eau…), mais quitte à adapter un roman européen, autant reprendre les lieux tel qu’ils sont décrits. Surtout qu'ils ont omis un problème géographique de taille : le Rhône, fleuve capricieux et agité, n'est pas navigable jusqu'au Lac Léman; le Cygne n'aurait donc jamais pu arriver jusqu'à Genève ! Le roman précise qu'il a été laissé sur place à Seyssel, en France voisine.

Enfin, une dernière chose : le roman est très riches en détails et informe régulièrement son lecteur sur le contexte même de l’histoire de Rémi, cette différence sociale entre aristocrates, bourgeois, ouvriers, paysans, marchands, etc., leur niveau de vie, l’inégalité juridique et autres. Une scène en particulier frappe pas mal Rémi et Mattia à leur arrivée à la mine : une femme traînant un enfant derrière elle à la recherche de son mari, mort dans un accident de grisou… Cette courte séquence, terrible à imaginer et complètement zappée de l’anime, montre bien les conditions de vie désastreuses des mineurs et de leurs proches. D’ailleurs le nombre de mineurs tué dans l’inondation de la mine est bien plus élevé dans le roman et les réactions des veuves vis-à-vis des survivants plutôt froides. Même l’excellente narration de Jean Topart ne suffit malheureusement pas à se faire une véritable idée de la situation de l’époque et c’est là qu’à mon sens, la lecture du roman est absolument obligatoire avant ou après avoir vu la série. En fait, je pense que la série animée vaut surtout la peine pour son côté visuel car bien qu’elle permette de faire connaître le roman de Malot, elle ne le remplace pas. Donc si vous trouvez le roman à bon prix, prenez le temps de bien lire l’histoire originale, car c’est à travers elle que le destin de Rémi prend tout son sens.

Côté doublage, ayant vu la première moitié en français et l’autre moitié en japonais par curiosité, je ne vais pas vraiment y revenir. J’aimerai juste faire une petite mention spéciale à Fabrice Josso qui double Rémi, car vu son jeune âge à l’époque et sachant qu’il avait déjà joué ce rôle quelques temps auparavant dans une série ( ?) live, il faut avoir un véritable talent ou alors être vraiment bien dirigé et conseillé pour parvenir à un aussi bon résultat ! Je ne sais pas si au même âge je n’en aurai été capable. A noter pour le doublage japonais : c'est toujours amusant d'entendre cette langue sur une série se déroulant presque essentiellement en France, mais je dois dire que j'aime bien la voix de Rémi et les comédiens font quelques efforts pour prononcer les noms français du mieux qu'ils peuvent.

Je conclurai assez simplement : je dois dire que c’est une série vraiment agréable à regarder, un grand classique franchement bien fichu niveau réalisation et qui met en valeur le roman de Malot. Néanmoins comme dit plus haut, la lecture du roman reste absolument nécessaire, la série ne s’attardant pas assez sur le contexte de fin du XIXe siècle, époque à laquelle Malot écrit son histoire. Donc si vous avez le temps un jour, profitez-en pour découvrir l’œuvre originale, elle vaut vraiment la peine !


Edit : critique récente postée le 14 avril 2014

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PostPosted: Sat 21 Feb - 10:59 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Transférer mes anciennes critiques m'a rappelé que je n'ai jamais posté la moindre critique concernant ''Très cher frère''. Il faut dire qu'à l'époque où j'ai vu pour la première et unique fois la série, j'étais à peine inscrite sur le forum Animeland et ça ne m'est pas venu à l'idée de résumer mes impressions sur cette magnifique adaptation. Pourtant, j'ai envie de m'y remettre et de me revoir la série. Cette fois, c'est sûr, j'en ferai une critique ! Par épisode, par tranche ou en entier je ne sais pas, mais je le ferai. Par ailleurs, je compte me regarder enfin Cobra durant ces deux prochaines semaines ou du moins une partie. Il est donc possible que je fasse une moitié de semaine Très cher frère et une autre moitié de semaine Cobra. Qu'en dites-vous ?
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PostPosted: Sat 21 Feb - 13:30 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

C'est une bonne organisation, fais comme ci ^^ Donneras-tu également tes impressions sur la VF de Très cher frère ? (faites qu'elle le fasse, faites quelle le fasse !) Smile
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PostPosted: Sat 21 Feb - 17:56 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Hélas je n'ai pas la VF sur mes DVD Sad En fait j'ai trouvé à l'époque les DVD dans un magasin de revente qui écoulait des produits invendus ou revendus et du coup, pour ces DVD, on dirait que l'ancien propriétaire a juste gardé la VF pour lui et laissé le reste en VOST (c'est un peu dommage pour sa part puisque l'intérêt de cette édition c'était justement cette VF). D'ailleurs je ne serai pas contre d'écouter au moins le premier épisode en VF, mais il est introuvable.
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PostPosted: Wed 25 Mar - 22:48 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Très cher frère épisode 1 : Des gens merveilleux

Après quatre ans et demi, je me refais enfin la série en entier et cette fois avec le doublage italien réalisé en 2003 ! Pour ma part, je considère cette adaptation comme la meilleure du duo et même leur chef-d'oeuvre commun. Pourquoi ? Hé bien je vais tenter de détailler mes propres impressions.



Après un flashback où un jeune homme raconte le jour où, alors qu'il était encore enfant, il a ''rencontré'' pour la première fois celle qui était devenu sa petite soeur, on assiste à la première rentrée de Nanako Misonô, jeune fille de 16 ans. Pour cette nouvelle étape dans sa vie scolaire, elle intègre le lycée Seiran, établissement de renom fréquenté par toutes les jeunes filles de bonne famille. Nanako n'est pas vraiment la fille du père qu'il l'élève, elle ne l'a connu qu'à l'âge de cinq ans, mais cette absence de lien de sang ne l'empêche pas d'être la fille chérie à son papa et sa meilleure amie Tomoko s'en amuse régulièrement. Une fois sur place, Nanako ne tarde pas à faire la connaissance de ''gens merveilleux''. Outre Mariko, une écolière de son âge qui n'hésite pas à mettre en avant sa féminité, Nanako est intriguée par trois jeunes filles un peu plus âgées qu'elle qui attirent tous les regards : une ''parente'' (ou la réincarnation  Mr. Green ) d'Oscar-François de Jarjayes à l'apparence androgyne et qui s'habille en homme (Rei), un garçon manqué sportive et sérieuse qui vient de se remettre d'une longue maladie (Kaoru) et enfin une ''princesse'', issue d'une richissime famille de la bourgeoisie tokyoïte, qui préside l'association des étudiants ''La Sororité'' (Fukiko).

Nanako est fascinée par ces trois aînées, mais de toutes, c'est bien Rei qui l'intrigue le plus. Nanako l'a croisée dans le bus alors qu'elle tentait de descendre en vitesse pour ne pas rater l'arrêt devant le lycée. On peut se poser la question pourquoi une telle fascination, voire une admiration si excessive, même si le manga laisse soupçonner que c'est la voix plutôt ''masculine'' et rauque de Rei qui fait tant fondre Nanako. Nanako est censée être fille unique. Cependant, son désir d'un grand frère semble plus fort que tout, puisque quelques semaines auparavant, encore collégienne, elle a demandé à un étudiant qui faisait des remplacements dans sa classe de ''devenir son grand frère'' ! Faut-il y voir une piste ?



Rei est en tout cas un personnage particulièrement intriguant mais aussi bouleversant. On sent dès le premier épisode qu'elle vit à part en solitaire; sa relation avec Fukiko amplifie le mystère : pourquoi cette dernière, alors qu'elle roule en voiture non loin de Rei, préfère-t-elle lui jeter un parapluie (il pleut à verses) sans la regarder plutôt que de l'inviter à s'asseoir à ses côtés pour la ramener chez elle ? Pourquoi un tel mépris ? Rei en tout cas le supporte mal, puisqu'elle va jusqu'à se droguer en avalant des cachets pour calmer son esprit tourmenté... C'est une scène qui pour ma part m'a beaucoup marquée la première fois. Encore aujourd'hui d'ailleurs, je trouve le personnage fascinant et c'est sans doute mon préféré dans l'anime.



Sinon l'épisode reste assez classique pour le moment, puisqu'il se contente de mettre en place l'intrigue et les personnages. La Sororité a été évoquée par Mariko, mais elle n'a pas encore fait son apparition dans l'histoire même, si on excepte le moment où Fukiko vient annoncer l'ouverture des candidatures. Mais Nanako ne s'y intéresse pas vraiment.

Un autre personnage qui fait un peu son apparition dans l'épisode c'est le fameux ''frère'' de Nanako, Takehiko Henmi, 22 ans. Depuis qu'il a accepté de devenir ce frère platonique, il écrit régulièrement à Nanako pour prendre de ses nouvelles. Alors qu'il vient de lire la dernière, il croise son meilleur ami Takashi (dont le design très différent du manga m'a demandé une petite réadaptation au début, mais finalement ça passe). Takehiko évoque à plusieurs reprises cette jeune fille durant leur trajet. Takashi lui demande s'il envoie directement les lettres à son nom au domicile de la jeune fille, ce qui soulève une nouvelle question sur l'identité du jeune homme... Qui peut donc bien être ce ''très cher frère'' ?



   

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PostPosted: Sun 29 Mar - 00:17 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Voilà un véritable monument de l'animation japonaise !

En dépit de toutes les qualités que je trouve à cette série, je me permettrais une légère critique sur ce premier épisode : je le trouve presque trop dense, la présentation aussi rapide de tous les personnages laisse une impression de narration un peu artificielle. Peut-être qu'un épisode double aurait été plus pertinent ?

Par contre, cette multiplicité de personnages envoyée en pleine face du spectateur a l'avantage de placer immédiatement Nanako dans un univers complexe, et on ne doute pas un instant qu'elle aura un rôle fondamental à y jouer, telle la
petite rose que tout le monde veut posséder.


... et maintenant, je crois que je n'aurais plus aucun reproche à formuler jusqu'au dernier épisode ^^
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PostPosted: Mon 30 Mar - 07:55 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

Pour la densité des personnages, c'est un peu le problème de toute histoire qui met tout en place dès le premier épisode. Ca va un peu vite et je trouvais la présentation un peu mieux gérée dans le manga. Enfin, ce n'est pas le point qui m'a le plus dérangé à vrai dire, ni la première fois que je l'ai vu ni aujourd'hui pour ce second visionnage. Mais si mes souvenirs sont bons, j'ai surtout appris à différencier les personnages au fil des épisodes et aussi grâce au manga.

Sur La Rose de Versailles, les personnages apparaissaient au fil des pages et étaient souvent renouvelés, ça permettait de mieux les différencier (je trouve).
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Nikko


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PostPosted: Mon 30 Mar - 22:32 (2015)    Post subject: Hommage au duo Dezaki/Sugino Reply with quote

La discussion promet d'être intéressante, Veggie. Ne pourrait-on pas faire migrer ton post vers un nouveau topic dédié à Très cher frère ? Je t'avoue que je souffre un peu de le voir dans un topic de flood ^^
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