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Casshern Sins

 
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veggie11
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PostPosted: Thu 19 Feb - 15:14 (2015)    Post subject: Casshern Sins Reply with quote

Casshern Sins (2008)





Presque cinq ans d'attente pour découvrir la fin de cet anime étonnant ! J'ai été bien patiente ! À vrai dire, j'avais débuté le visionnage à l'époque du f*****b sur conseil d'un ami. Ce fut d'ailleurs le dernier anime récent que j'ai regardé via ce système (que j'utilisais déjà très peu), préférant découvrir un anime par d'autres moyens plus légaux. We Anim ayant annoncé assez tôt la licence, j'ai décidé de prendre mon mal en patience et d'attendre sagement le coffret DVD. C'est désormais chose faite. Voici donc un avis complet sur une série récente et attachante.


Sorte de remake de la série d'origine Shinzô Ningen Kyashan, inédite en France, mais diffusée en Italie à la grande époque du début des années 80 (d'ailleurs si vous voulez découvrir cette version, elle est dispo en DVD avec VO et doublage italien d'époque), Casshern Sins n'en reprend en fait que certains personnages (Casshern, son chien Friender, Luna et enfin Braiking Boss). Shinzô Ningen Kyashan, réalisée en 1974, est assez typique des productions de Tatsunoko; le héros est un jeune homme obligé de transférer son esprit dans une armure de pointe fabriquée par son scientifique de père pour lutter contre une armada de robots ayant à leur tête le redoutable Braiking Boss. Le déroulement de l'action est assez classique avec une séparation bons/méchants particulièrement flagrante. La série parvient néanmoins à se détacher du lot par son ambiance assez triste et par la destinée déprimante du héros : incapable de redevenir comme avant, il a préféré sacrifier sa condition d'humain pour racheter les fautes de son père, ce dernier étant le concepteur des robots que combat son fils.



Dans Casshern Sins, le postulat de base est radicalement différent. Sur une planète délabrée (à une époque obscure vaguement futuriste) principalement peuplée de robots, le monde dépérit depuis l'assassinat de Luna, une mystérieuse jeune fille aux pouvoirs étranges symbolisant la vie et l'espoir. Victimes de la Ruine, les robots périssent l'un après l'autre. Une rumeur court cependant qu'un antidote contre la Ruine existerait de par le monde : un être immortel connu sous le nom de Casshern. C'est un robot lui aussi, mais un robot dont le corps se régénère, saigne et est capable de pleurer et d'éprouver des sentiments. Est-il humain, est-il un robot plus performant que la majorité des androïdes ? Nul ne le sait, sinon qu'il est responsable de la mort de Luna et indirectement de l'apparition de la Ruine. Pour les robots ne jurant que par la vie éternelle, il devient l'homme à abattre, la cible idéale pour rester en vie : si l'on tient à échapper à la Ruine, il faut tuer Casshern !



La série est un mélange de science-fiction cybernétique et de monde post-apocalyptique se déroulant à la fois dans une ambiance brutale (les combats contre les robots) et poétique. Le scénario se déroule en deux parties : une première sous forme de road-movie où Casshern traverse le monde, fait la connaissance d'autres êtres, humains comme robots, et apprend un peu plus sur l'existence de ce monde et sa propre destinée. À partir de l'épisode 14, la série se concentre sur la recherche d'une deuxième Luna dont on ignore tout. Luna aurait-elle survécu à son meurtre ou s'agit-il d'un simulacre, d'un imposteur qui tente d'abuser de la confiance des robots menacés par la Ruine ? Casshern fait aussi la rencontre de Lyuze, jeune fille robot également menacée par la Ruine dont la soeur aînée était la garde du corps de Luna et l'une des premières victimes de la dépériation. D'abord ennemi juré de Casshern qu'elle a promis de tuer pour venger sa soeur, Lyuze se rapproche peu à peu de lui jusqu'à en tomber amoureuse (eh oui). Vu d'ici, ça paraît assez stéréotypé, mais je vous rassure c'est très bien mis en scène. S'ajoute au duo la petite Ringo, l'une des rares fillettes d'anime japonais qui ne m'a pas gonflé avec son comportement très enfantin (enfin c'est normal vu son âge), et Ohji, un vieil androïde qui s'occupe de Ringo depuis sa naissance qui semble davantage en savoir sur les origines de Casshern malgré son silence.

Casshern est un protagoniste très attachant de par son dilemme face au crime qu'il aurait commis et sa volonté de racheter sa faute (d'où le titre de la série). Sa personnalité violente lorsqu'il combat contraste énormément avec celle plus douce et mélancolique en temps normal. Il y a du Seiya en lui (impression renforcée par son design), mais sans l'aspect brûlée du héros de Kurumada; Casshern est plus posé, plus touchant aussi (j'ai rarement eu de la sympathie pour Seiya, sauf lors de la mort de Cassios) et il ne combat que pour se défendre et défendre les siens. Enfin en mode normal, car en mode combat, il n'hésite pas à ''évicérer'' ses adversaires robots sans aucune pitié. C'est un personnage qui évolue beaucoup dans la série, il devient plus responsable de ses actes, moins détaché et prêt à protéger ses nouveaux amis. De tous les personnages rencontrés dans la série, il est rapidement devenu l'un de mes préférés.

Parmi les adversaires, on compte Braiking Boss bien entendu (le grand ennemi de Casshern dans la série de Tatsunoko), mais qui cette fois est plutôt distant et se contente d'observer de loin la suite des événements. Je ne pense pas qu'on puisse le compter comme le gros méchant de l'histoire malgré ses actes, d'autant qu'il a un comportement bien plus trouble que sa version des années 70. À mon avis, outre le duo Dio/Leda, couple d'androïdes ressemblant étrangement à Casshern et qui vont lui mettre plus d'une fois des bâtons dans les roues, c'est surtout Luna le principal adversaire de Casshern car c'est en grande partie elle qui va s'opposer au héros dans les derniers épisodes et montrer une personnalité très inattendue à des lieux de ce qu'elle devrait être (la source de vie de ce monde). Dio et Leda sont davantage des rivaux face à Casshern plus que des ennemis, mais des rivaux très finement étudiés loin d'être des brutes sans cervelle. Bref des adversaires à la hauteur.


Si vous êtes amateur d'action et de combats, je vous conseille de passer votre chemin. Certes, on y trouve de beaux combats, mais ce n'est pas l'ingrédient principal de cette série. Dans une ambiance lente et mélancolique, Casshern Sins s'intéresse plutôt à des thématiques philosophiques, notamment sur la vie et la mort qui revient très fréquemment durant la série et qui trouve en quelque sorte une réponse vers la fin. C'est d'ailleurs cette problématique que reprennent la plupart des rencontres que fait Casshern au début de la série et elle est plus qu'au centre de l'histoire durant la confrontation entre notre groupe de protagonistes et Luna. Evidemment, ça ne rigole pas beaucoup dans ces épisodes : le ton de la série est amer, désespéré, tragique et les cadavres pleuvent (même le dernier épisode n'y échappe pas). Je ne compte pas le nombre de fois où Casshern est prêt à se faire tuer pour que son adversaire obtienne réparation ou vengeance ! Ringo est un peu le seul personnage à amener un peu d'air frais dans cette ambiance tourmentée, une sorte d'espoir au milieu du vase de Pandore.


Ce côté poétique se retrouve notamment dans les décors qui sont très nombreux et variés : on passe d'endroits désertiques et désolés à des champs bucoliques ou encore à des paysages plus féériques comme une montagne multicolore (visiblement composée de pierres précieuses ?). On remarquera d'ailleurs la qualité technique de l'anime : l'animation est exemplaire du début jusqu'à la fin. Les musiques de la bande sonore, composée par Kaoru Wada (auteur notamment de la BO de l'excellent Ninja Scroll), sont absolument fabuleuses. J'ai bien envie de m'acheter le CD rien que pour les réentendre, tiens... Quant au chara-design, il est aussi très différent de la série d'origine (à l'exception du design de Luna) : celui de Casshern Sins rappelle les adaptations de shônen des années 80 (qui a dit Saint-Seiya ?) avec un côté néo-rétro agréable. Notons aussi un travail exemplaire pour les couleurs, tant sur les décors que sur les objets avec de délicats jeux de lumière.

L'anime se remarque principalement de par sa mise en scène très expérimentale : certains plans se déforment volontairement pour laisser exprimer toute la souffrance du personnage, les séquences alternent entre phases violentes et phases contemplatives ou poétiques (par exemple pendant que Casshern combat, on voit Ringo s'amuser ailleurs) sans pour autant casser le rythme du récit ou encore certains épisodes comme le 18 se permettent d'aller encore plus loin dans les changements graphiques avec carrément des séquences live ! Le rythme de l'anime est très variable : certains épisodes peuvent se concentrer uniquement sur des interrogations d'ordre existentiel ou sur une remise en question du but de chacun, alors que d'autres sont essentiellement axés sur le combat entre Casshern et un/des robots. Un anime difficile à suivre pour qui préfère que ça bouge constamment, mais pas désagréable du tout ! Pour ma part, ce rythme ne m'a pas gêné une seule fois.


Bref si vous aimez les anime s'attardant plus sur le côté psychologique et proposant un scénario rempli de mystères, Casshern Sins est fait pour vous ! On peut bien sûr regretter le côté très répétitif des combats de robotsquiserventàrienparcequeCasshernestropfort, mais au final on y prend un (méchant) plaisir de voir ces carcasses sans cervelle se faire dézinguer par un héros charismatique ! Pour les amateurs, ce serait vraiment dommage de passer à côté, d'autant que le doublage japonais, ce qui devient rare, est réussi. Le directeur de plateau s'est même pris la peine de reprendre Tôru Furuya, seiyû très connu pour son rôle de Seiya, pour doubler le héros (mais que demande de plus le peuple ?) !

_________________
Titres méconnus et doublages égarés, voilà les deux principaux thèmes qui nourrissent ma passion pour les anime.

En pleine découverte des comics de super-héros.
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