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Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries

 
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veggie11
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PostPosted: Sun 30 Nov - 22:41 (2014)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

Je poursuis dans la partie animation avec les adaptations des oeuvres de Matsumoto en séries TV :

Uchû Senkan Yamato (1974)



Révolutionnaire pour l'époque par son aspect tragique et anti-manichéen, la série a techniquement beaucoup (trop) vieilli et les costumes très inspirés de la mode des années 70 peuvent aujourd'hui faire sourire, sans parler d'un chara-design qui dans ses premiers épisodes rappelle davantage les productions Tatsunoko (du Matsumoto dessiné comme chez la Tatsunoko, c'est particulier !). Néanmoins cette première série reste toujours agréable à regarder malgré une animation très limitée et cet aspect graphique pas toujours très réussi. Inédit en France, mais très connu aux USA et en Italie sous le titre ''Star Blazers - Quest for Iscandar''.



Wakusei Robo Danguard A (1977-1978)



La seule série de robots géants créée par Matsumoto. Le titre est surtout ''connu'' (de quelques fans) en France via l'édition VHS de Jacques Canestrier qui condensait les trois premiers épisodes en un long-métrage avec un cast VF plutôt sympa. Aucune réédition DVD prévue à ce jour.



Uchû Senkan Yamato II (1978)



Se situant trois ans après la série, cette suite est mieux réalisée et le design est plus proche de ce qu'on retrouve dans les films. L'histoire met en scène un Kodai plus mûr et bien loin de l'étudiant qu'il était dans la première série. Le ton est tragique et la fin particulièrement cruelle, ce qui rattrape un peu un scénario qui recycle ce qui a déjà été proposé dans la précédente série. La série propose de nouveaux personnages en plus de ceux déjà aperçus dans la première série, et se permet enfin le luxe de développer ces derniers (notamment Shima) en dehors du trio Kodai/Yuki/Okita. Pour la première fois donc, ces personnages pourtant principaux ne sont pas seulement réduits à leur fonction et gagnent un peu de personnalité. Inédit en France, mais diffusé en Italie et aux USA sous le titre ''Star Blazers - The Comet Empire''.



Albator le corsaire de l'espace (1978)



La première incursion de Matsumoto en France via cette série bien connue des quadragénaires et des trentenaires (et des plus jeunes s'intéressant à Matsumoto, bien sûr). La série reprend le scénario du manga, mais en inventant une fin à cette épopée plutôt tragique. Techniquement à la ramasse, mais avec une ambiance particulière qui reste prenante malgré les années. Disponible en DVD chez AK Vidéo et TF1 Vidéo, mais comme cette dernière édition a été massacrée par ledit éditeur, je préfère ne pas trop la mettre en valeur (pour expliquer un peu mieux, l'image a été calée sur la VF, du coup des passages censurés en français le sont également en VO !).



SF Saiyûki Starzinger (1978-1979)



Une relecture SF du célèbre roman chinois ''Voyage vers l'Est'' (ou l'Occident selon les traductions). Quatre cyborgs dotés de pouvoirs divers doivent escorter la princesse Aurora jusqu'à la planète Starzinger afin qu'elle puisse succéder à la reine actuelle et ainsi maintenir la paix dans l'univers, mais hélas ces quatre gardes du corps sont loin de bien s'entendre et surtout de maîtriser leurs émotions (en particulier Jan Kugo)... Trois épisodes sont sortis en VHS chez Canestrier dans les années 80, mais je n'ai vu de la série que quatre épisodes en VO avec un sous-titrage finlandais (la série semble avoir eu un certain succès dans les pays scandinaves à l'époque).



Galaxy Express 999 (1979-1980)



Adaptation très fidèle - hormis une chronologie des épisodes différente et des modifications sur certains détails - du manga du même nom, la série reste toujours très belle malgré son âge. À noter que le chara-design de Tetsurô a été un peu changé pour le faire davantage ressembler à un enfant par rapport au manga. La série a été distribuée à deux reprises en France : tout d'abord dans une édition VHS chez Canestrier qui proposait les trois-quatre premiers épisodes avec une VF très sympa (Francine Lainé sur Maetel (pardon Maneta) et Marcelle Lajeunesse sur Tetsurô (Telado), puis sur La Cinq et TF1 avec la diffusion de 38 épisodes (sur 113). Je n'ai fait que survoler la seconde VF, mais je garde déjà une préférence pour celle disponible en VHS. À noter que la série est disponible en intégrale en Italie, mais les deux derniers coffrets se font rares, en attendant une réédition potentielle.



L'Oiseau bleu (1980)



Une série animée à laquelle Matsumoto a participé pour le concept des personnages (ça se voit un peu, même si le chara-designer reste Toyoo Ashida). La série adapte la pièce de théâtre du même nom écrite par Maurice Maeterlinck au début du siècle dernier. L'histoire raconte le voyage de deux jeunes enfants à la recherche de l'oiseau bleu, seul être capable de guérir leur mère gravement malade. La série a été diffusée en France dès 1986 et est disponible en DVD, mais uniquement en VF.



Uchû Senkan Yamato III (1980)



Réputée pour être la série la moins intéressante des trois, tout comme dans la seconde série il faudra attendre un certain nombre d'épisodes avant d'avoir enfin un intérêt pour l'histoire. Inédit en France, mais diffusé en Italie et aux USA sous le titre ''Star Blazers - The Bolar Wars''.



La Reine du fond des temps (1981-1982)



Adaptation du manga du même nom, la série a été diffusée en France à l'époque de La Cinq mais n'est jamais ressortie en DVD. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la découvrir, mais on lui reproche assez fréquemment son extrême lenteur. A ne pas confondre avec le film de 1982 dont je parlerai prochainement.



Albator 84 (1982-1983)



Il ne s'agit pas vraiment d'une suite, mais plutôt d'une préquelle à la série de 1978 puisque Tochirô, le meilleur ami d'Albator, est toujours en vie et l'accompagne dans ses aventures. Il s'agit en fait d'une série créée suite au succès du film ''L'Arcadia de ma jeunesse'' sorti la même année où l'on découvre un Albator plus jeune et sa rencontre avec Tochirô. Bien mieux réalisée que la précédente série, elle est arrivée très vite en France, dès 1984, mais malheureusement avec une VF discutable point de vue traduction puisque les adaptateurs ont voulu faire croire que l'Alfred de la série de 1978 (Yattaran en VO) était le même personnage que l'Alfred présent ici (Tochirô donc). Encore maintenant, ces deux personnages sont souvent confondus sur le web. A noter que la série aurait dû être plus longue, mais face à la concurrence d'Urusei Yatsura (Lamu) qui cartonnait à la même époque, elle s'est interrompue au bout de 22 épisodes. La série est disponible en DVD chez Déclic Images avec VO/VF (et sans censure).



Submarine Super 99 (2003)



Une série récente adaptant un très vieux manga de Matsumoto, sorti en 1970 à une époque où son style rappelait encore beaucoup celui d'Osamu Tezuka. La série reprend par contre des graphismes plus proches du style bien connu de Matsumoto. Je n'ai pas encore eu l'occasion de découvrir cette série. Disponible en DVD chez Kaze.



The Galaxy Railwys (2003-2004)



Cette série est une création originale, mais qui s'inspire de l'univers de Galaxy Express 999 puisqu'on se focalise sur les brigades d'intervention SDF (Space Defense Force), chargés d'assurer la protection des voyageurs et le secours de ces derniers en cas d'accident ou d'acte terroriste. La série a été diffusée en France avec une VF plutôt étonnante puisqu'elle modifie la plupart des noms des personnages (à l'ancienne donc) et a proposé un générique entièrement rechanté en français par Michel Barouille (connu pour avoir interprété plusieurs génériques cultes dans les années 80). Une très bonne surprise pour ma part avec des scénarii intelligents, des personnages charismatiques, de l'émotion et une réalisation technique exemplaire (pour une fois que le mélange 2D/3D est assez bien maîtrisé). Disponible en DVD chez Déclic-Images (attention à l'édition que vous achetez, il manque parfois des disques !). La seconde série et les 4 OAV réalisées par la suite sont restées inédites en France (snif).


Captain Harlock - The Endless Odyssey (2002)



Une série d'OAV cette fois qui réactualise celle de 1978. Rintarô est de retour et propose une version plus sombre de notre pirate préféré. Le design est signé Nobuteru Yûki qui s'illustrera 10 ans plus tard sur le remake Uchû Senkan Yamato 2199 (retenez ça, c'est important !). Disponible en DVD chez Dybex (à consommer sans modération). J'ai développé mes impressions dans un message ultérieur.

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PostPosted: Sun 30 Nov - 22:41 (2014)    Post subject: Publicité

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bub


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PostPosted: Mon 5 Jan - 23:33 (2015)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote




Endless Odyssey

Pas de faute sur la jaquette : Harlock a bien été rebaptisé Herlock pour cette courte série réalisée par Rintaro, j'ignore pourquoi.

L'histoire est une (fausse) suite qui se déroulerait bien après Albator 78. L'équipage a été dissout par le capitaine, et la police galactique a fini par mettre derrière les barreaux à peu près tout les lieutenants principaux d'Albator. Cependant, une terrible menace pèse sur l'humanité. Une très ancienne puissance démoniaque, Noo, a été ramenée à la vie par une équipe de scientifiques il y a cela plusieurs années au cours d'une expédition qui a mal tourné. Le fils de l'unique survivant est approché par Albator que l'on croyait définitivement disparu. Afin de conjurer ce redoutable ennemi, Albator va reconstituer son équipage et partir affronter ce mal absolu qui domine l'univers depuis la nuit des temps...

C'est un réel plaisir de retrouver notre pirate préféré après toutes ces années. Ces 13 épisodes produits par Madhouse en 2002 sont supervisés par un trio de rêve : Rintaro, qui avait réalisé le film de Galaxy Express 999, Nobuteru Yuki et bien sûr, Leiji Matsumoto qui cosigne le scénario.

Le résultat est plutôt réussi, mais déroutera probablement les amateurs des deux premières séries.
D'une part parce que cette dernière reprend des éléments des deux premières sans chercher aucune cohérence chronologique ou narrative. C'est bien Albator, mais une histoire parallèle dans un futur parallèle, je sais pas si je suis bien clair, mais bon c'est pas important.
D'autre part, l'ambiance de cette nouvelle série est sombre, pesante, oppressante.
On est habitué avec Matsumoto à voir tout un panel de spécimens de l'humanité particulièrement pathétiques, mais là, en plus, s'ajoute une ambiance fin du monde qui donnerait presque envie de sabrer le champagne à l'approche de l'Apocalypse ! ^^

Cependant, les décors sont grandioses, apportant une touche épique à cette ultime aventure. On doit ce remarquable boulot à Hisashi Ikeda, qui avait officié sur les films de Ghost in the shell ou Metropolis, ceci expliquant cela.
Les fans de Matsumoto tiqueront par contre peut-être sur le charadesign particulier de Nobuteru Yuki. Moi je trouve qu'il est dans le ton, donnant aux personnages un je-ne-sais-quoi qui met mal à l'aise. Je vous laisse juge :







Ah c'est sûr, c'est moins funky qu'Interstella 5555 ! ^^
Mais la série vaut largement le coup d'oeil si vous aimez Matsumoto.
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Fëanor Curufinwë


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PostPosted: Tue 6 Jan - 13:37 (2015)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

C'est une très bonne série ! Au niveau de l'ambiance, c'est réussi, mais le ton est très contemplatif ! Il faut parfois s'accrocher pour ne pas s'endormir parfois.
La plus-value reste à mes yeux la partition de Richard Darbois, magnifique, même si on ne l'entendra pas souvent, malheureusement, Harlock étant ici assez laconique. Par contre, le final nous dresse un Harlock plus expéditif que dans le manga, même si dans l'oeuvre de Matsumoto il est aussi plus dur que dans l'adaptation animée.
Quant au titre Herlock, il me semble que c'était dû à la véritable écriture occidentale du nom voulue par l'auteur où les éditeurs japonais.
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Akiko
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veggie11
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PostPosted: Wed 18 Feb - 19:46 (2015)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

The Galaxy Railways



Après une (longue) critique de Daimos dans les classiques de l'anime, je préfère en revenir aux méthodes courtes. Cette série de 26 épisodes est à mon goût la meilleure adaptation récente de l'univers de Matsumoto avec Space Symphony Maetel, bien que ce dernier souffre quelque peu de son côté ''intéressant sans plus''. Mais c'est joli, bien réalisé et ça met Maetel au premier plan. Donc...

The Galaxy Railways en revanche ne propose aucun personnage connu de Matsumoto (oui, pas même Harlock ! Ne le confondez pas avec un autre personnage du premier épisode), mais prend place dans l'univers de la société des ''Galaxy Express''. Manabu (Thomas en VF) est un jeune homme qui intègre la SDF, chargée de veiller à ce que les trains galactiques arrivent à destination, secourir les voyageurs en cas d'accident et enfin intervenir en cas d'intrusion dans les gares ou en cas d'attaque contre un train. Bref, un boulot guère reposant. Néanmoins, Manabu est décidé à suivre les traces de son père et de son frère aîné, tous deux décédés lorsqu'il était encore jeune.

La série propose donc un mix entre Galaxy Express 999 et quelques éléments d'Albator (les femmes-plantes dans les derniers épisodes), mais en gardant une certaine originalité. Chaque épisode est introduit puis achevé par une petite morale prononcée par le narrateur en lien avec l'histoire. L'histoire met un peu de temps à démarrer vraiment, difficile de ne pas le nier (avant l'épisode 20, les missions restent indépendantes au scénario), mais l'évolution des personnages est très intéressante à suivre. La série garde un côté rétro (j'ai pensé à Uchû Senkan Yamato à certains moments), mais avec les moyens techniques d'aujourd'hui. Par contre, si vous êtes réfractaire au style Matsumoto, je vous aurai averti ! Cette série est vraiment destinée aux fans de l'auteur.

Techniquement parlant c'est très joli à voir, le mélange 2D/3D étant enfin maîtrisé comme il faudrait.

Côté VF, c'est potable mais pas extraordinaire non plus. Je ne suis pas très fan de la voix de François Créton, même s'il fait quelques efforts pour rester crédible sur le héros (un peu comme dans Gankutsuou, où je l'avais quand même trouvé meilleur). Disons que ça reste dans la moyenne, mais il n'y a pas d'interprétation suffisamment marquante pour la revoir sans déplaisir. La traduction est correcte, si on excepte les noms bizarrement francisés (en 2005 !) et le générique avec des paroles puériles bien loin de la beauté de la VO. Heureusement que Michel Barouille est impeccable pour le chant.

Avertissement : c'est Déclic ''Je fais n'importe quoi avec le copyright'' Images qui édit(ait) la série et le coffret collector contient quelques défauts en fonction de l'exemplaire que vous achèterez. Dans mon cas, il me manque les épisodes 23 à 26 que j'ai dû regarder de manière pas très légale pour finir la série. Je devrai donc régler ce problème ces prochains jours, quitte à acheter le dernier volume américain contenant les fameux épisodes. Et hélas, la série n'a jamais été rééditée (et la suite jamais licenciée) dans une édition correcte. A surveiller avant d'acheter donc !

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PostPosted: Tue 15 Mar - 22:53 (2016)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

J’ai vu dernièrement l’intégralité de Captain Herlock – The Endless Odyssey (enfin !!) : une impression étrange m’est restée après avoir vu les 13 épisodes. Du Harlock plus sombre, plus désespéré, aspect d’ailleurs renforcé par l’ambiance graphique qui s’en dégage. Peut-être un peu trop en fait, j’ai trouvé certains plans dans les derniers épisodes (en particulier les épisodes 11-12) si obscurs au niveau de la colorisation que j’avais du mal à distinguer les détails. Je ne sais pas si c’est dû aux DVD Dybex ou si c’est déjà le cas sur la version japonaise ?

The Endless Odyssey propose donc une version très intéressante de l’univers Harlock, notamment par son aspect plus mûr et plus tourmenté. Le corsaire de l’espace apparaît usé, fatigué de ces combats, de cette errance à travers l’espace; l’Arcadia est même confiné dans une sorte de cimetière. De plus, l’adversaire qu’il affronte cette fois-ci n’est plus seulement Terrien ou issu d’un peuple extraterrestre, mais bien le mal absolu. Ce voyage à travers les confins de la galaxie, jusqu’à celle habitée par cette entité du mal, m’a beaucoup évoqué les histoires de fantômes dans les récits marins, à la différence qu’ici cette confrontation a lieu dans l’espace. On retrouve donc cette transposition mer/espace (dans le générique original d’Albator 78, Harlock ne parle-t-il pas de l’espace comme de sa mer ?) qui apparaissait déjà dans Albator 78 et aussi un peu dans Galaxy Express 999 à certains moments (la mer des Sargasses) ; même si The Endless Odyssey propose une version alternative d’Albator 78 puisqu’elle ne peut en être la suite (trop d’incohérences par rapport à la série originale), elle ne s’écarte pas non plus de l’esprit initial. Un mélange réussi entre l’esprit d’origine et une relecture de l’univers ainsi que de ses personnages, donc.

D’ailleurs en parlant des personnages, l’un des changements que j’ai particulièrement apprécié concerne Tadashi Daiba. Dépeint comme lâche, bagarreur, ayant rompu toute relation avec son père, il connaît ici une jeunesse bien moins reluisante, évoquant un peu celle que connaissait déjà Tetsurô au début du premier film de Galaxy Express 999, à la différence que Tetsurô agissait ainsi pour survivre, là où Tadashi le fait uniquement par ennui. J’ai une affection particulière pour les personnages tête brûlée ou mauvais garçon au début de l’histoire qui finissent par changer de comportement et devenir meilleurs. Son évolution au cours de la série est donc très attachante et permet d’éviter la redite avec sa précédente incarnation. De plus, il forme sur certains épisodes un duo intéressant avec Kei, qui bénéficie d’un rôle à la hauteur (hélas ce n’est pas du tout ce que sa voix en VF pourrait laisser entendre). Enfin, j’ai aimé l’épisode où l’on retrouve Tochirô, mais un seul épisode c’est peu pour moi qui adore ce personnage… D’autant qu’Harlock fait plusieurs fois allusions à lui durant la série et on le sent vraiment abattu par cette disparition. J’aurai bien vu quelques flashbacks supplémentaires pour nous donner une meilleure idée de leur relation (ne serait-ce que pour ceux n’ayant jamais vu du Harlock auparavant).

Pour le scénario en revanche, c’est assez variable. Comme dit plus haut, l’idée principale d’un voyage jusqu’aux confins de l’espace à la poursuite d’une entité fantôme m’a rappelé les histoires de vaisseaux égarés dans des mers inconnus, thème cher à la littérature de la fin du XIXe siècle, mais d’un autre côté j’ai eu parfois du mal à retrouver l’ambiance si particulière aux séries de Matsumoto. L’univers d’Harlock est empreint de tragédie mais aussi d’espoir et de liberté, ici on se retrouve face à des épisodes d’une noirceur jamais atteinte dans les adaptations du pirate de l’espace (en tout cas pour celles que j’ai pu voir). Même si je m’attendais forcément à une version plus adulte et plus en phase avec les productions Madhouse, je me suis demandé à plusieurs reprises si j’étais bien devant du Harlock. C’est d’autant plus vrai lorsque la menace se fait plus précise et en particulier cet épisode où les marionnettes de Noo tentent d’ensorceler la population pour vaincre Harlock et son équipage. Disons que c’est un point de vue qui reste partagé entre le plaisir de revoir ces différents protagonistes dans une ambiance moins enfantine et en même temps une impression d’égarement vis-à-vis d’une série qui prend une direction très personnelle.

Rien à dire par contre pour la qualité technique, excepté comme dis plus haut, ces fameux épisodes 11 et 12 avec des couleurs qui assombrissent les détails (ou alors c’est le DVD qui provoque cet effet !). Le chara-design en particulier, avec son côté néo-rétro préfigurant un peu ce qu’on retrouvera sur Galaxy Railways un an plus tard, donne quelques couleurs à cette série aux décors allant plutôt dans les teintes brunes.

En dehors des quelques remarques que j’ai pu lui faire plus haut, The Endless Odyssey propose une nouvelle adaptation vraiment originale dans son ambiance et surtout une série qui se situe largement au-dessus du panier parmi les adaptations récentes de Matsumoto, au même titre que Galaxy Railways. J’ai quand même une petite préférence pour cette dernière : ses 26 épisodes m’avaient littéralement scotché lors de mon visionnage l’année dernière et j’attends donc beaucoup des OAV que j’aimerai commander depuis le Japon ces prochains mois !

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PostPosted: Sun 3 Apr - 22:51 (2016)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

Je suis en plein dans Albator 84 ces derniers jours. La série est très sympa à suivre et techniquement supérieure à Albator 78, mais côté ambiance je garde quand même une préférence pour cette dernière. Albator 78 a un charme seventies qui me plaît énormément et des adversaires hautement charismatiques, ce qui fait un peu défaut à Albator 84. Par contre j'aime beaucoup suivre l'équipage d'Albator 84, notamment grâce à Tochirô dont la présence apporte beaucoup de fraîcheur (les nouveaux venus étant calqués sur les anciens passagers de la première série).

J'ai commencé aussi les séries Space Battleship Yamato, à savoir les 2 premières (en attendant de découvrir la version animée de Yamato 2199; pour le moment je dévore surtout le manga adaptant ce remake prometteur). Ces séries étant inédites en France, lorsque je reviendrai dessus j'en profiterai pour faire une présentation suffisamment développée pour que ceux n'ayant pas vu l'anime ne se sentent pas perdus à la lecture. Pour le moment, je peux juste présenter la première série comme très connotée 1974 graphiquement parlant : on a un peu l'impression d'avoir un manga de Matsumoto dessiné dans les studios de la Tatsunoko. Pour ceux ayant vu Gatchaman et Judo Boy, le design dudit studio doit leur être familier. Moi qui jusqu'à présent était habituée aux films, ça m'a fait tout drôle de revoir ces premiers épisodes, j'avais complètement oublié cet aspect ! Avec la seconde série par contre, le design est très proche de ce qui s'est fait sur le second film, donc je suis en terrain connu.

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PostPosted: Wed 20 Apr - 08:11 (2016)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

J'ai fini Albator 84 depuis un petit moment, mais une remarque me vient à l'esprit depuis hier. En fait, on compare souvent Albator 78 et Albator 84, le premier étant vanté pour son ambiance plus poétique et sérieuse et le second pour sa qualité technique largement supérieur à son prédécesseur. En fait les deux séries ont leur charme et ces différences sont largement appuyées par les réalisateurs des deux séries : Rintarô pour Albator 78, qui propose donc comme à son habitude une série mêlant scènes d'action avec moments plus contemplatifs (les scènes avec l'ocarina) et des personnages assez troubles dans leurs motivations, et Tomoharu Katsumata qui insiste davantage sur les relations entre les personnages et les scènes avec beaucoup d'émotion (il fut également responsable de la direction des deux derniers films Yamato dans les années 80, connus pour leur haut taux de scènes lacrymales). Finalement ce sont deux séries qui se complètent parfaitement.

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PostPosted: Tue 24 Dec - 11:00 (2019)    Post subject: Le petit monde de Leiji Matsumoto : les séries Reply with quote

Ça doit bien faire presque 20 ans que je voulais voir cette anthologie qu'est The Cockpit basée sur un manga de Leiji Matsumoto, et enfin j'ai pu mettre la main dessus !







Sorti en 1994 (au début des années 2000 en France), l'OVA est divisé en trois courts-métrages, chacun réalisé par un auteur différent et racontant une histoire différente ayant pour décor la seconde guerre mondiale.

Le premier, Vol dans les Cieux, est réalisé par un de mes auteurs-animateurs préférés, Yoshiaki Kawajiri dont on reconnaît facilement le style, même si cette fois il abandonne son chara-design habituel pour se rapprocher de celui de Matsumoto.
Pour rappel, Kawajiri a oeuvré sur des pépites immanquables comme Manie Manie, Cyber City OedO, Monster City, Memories, la Cité Interdite, mais aussi et surtout sur les sublimes Ninja Scroll et Vampire Hunter D : Bloodlust.
Vol dans les Cieux raconte comment un pilote de la Luftwaffe, le capitaine Erhardt von Rheindharst, se voit confier une mission cruciale pour l'armée allemande, escorter un transport aérien dont il ignore le contenu. Pour Rheindharst, il s'agit avant tout de restaurer son honneur, car lors de sa dernière mission il a fui le combat après avoir assisté à la mort de son coéquipier. Mais lorsqu'il découvre que c'est la bombe atomique qu'il doit escorter, se pose pour le jeune soldat un lourd dilemme.

Le deuxième segment s'intitule Escadron Fleur de Cerisier. Réalisé par Takashi Imanishi (Gundam 0083 - le Crépuscule de Zéon), il aborde le cas des pilotes kamikaze de l'armée japonaise. Le 5 août 1945, en pleine guerre du Pacifique, Nogami, un jeune kamikaze (un pléonasme, les kamikaze étaient généralement des jeunes étudiants), n'a pas pu mener sa mission à bien, l'escadron qui l'escortait ayant été attaqué par l'armée américaine. Il vivra un jour de plus, la mission est reportée au lendemain. L'occasion pour lui de faire plus ample connaissance avec ceux qui parmi ses camarades d'infortunes ont survécu et se montrent bien moins enthousiastes à repartir au combat, surtout par égard pour Nogami, condamné d'avance à mourir.

Réalisé par Ryôsuke Takahashi (Gasaraki), le troisième et dernier segment, Soldats Motards, se situe sur l'île de Leyte aux Philippines, en 44. Son régiment en pleine débâcle face aux américains, Utsunomiya, un jeune soldat, vient demander l'aide d'un autre régiment, mais celui-ci est presque entièrement dévasté à son arrivée. Il se lie d'amitié avec Godai, un des rares survivants qui lui répare sa moto, et décident ensemble de retourner à l'aérodrome qui sert de base à l'armée, mais comprennent vite que ce sont maintenant les américains qui l'occupent.

À travers ces trois histoires, c'est tout l'amour de Matsumoto pour la mécanique militaire qui transparaît (en particulier l'aéronautique), mais aussi ses thèmes de prédilection, l'abnégation, le courage, l'héroïsme, l'esprit de sacrifice et l'absurdité de la guerre. À la fin du deuxième segment, un officier américain se lamente ainsi de la bêtise japonaise (les kamikaze) autant que de la bêtise américaine (l'arme atomique). Dans le troisième, l'un des personnages déclare que seule la guerre est malhonnête.
Malgré une certaine rigueur au niveau historique, on n'échappe cependant pas à quelques écarts avec celle-ci. Ainsi, dans le premier segment, l'armée allemande détient la bombe atomique. Cela dit, cette invention n'a pour seul but visible que d'appuyer l'aspect romancé d'un récit qui met au premier plan la lutte interne de Rheindharst entre son honneur et son humanité.
Ici pas d'héroïsme hollywoodien, pas de chefs militaires vénérés par leur hommes, pas de grandes paroles galvanisantes, seulement des troufions, de la chair à canon, des hommes pleins d'idéaux ou désabusés placés en première ligne et destinés à se battre jusqu'à mourir, sans gloire voire dans le déshonneur. Pas de manichéisme, les soldats des camps opposés se respectent et reconnaissent la valeur de leur adversaire.
Point commun aux trois récits, les trois personnages principaux sont des rescapés au début de chaque segment. Des rescapés en sursis qui ont évité une mort absurde, et qui choisissent la façon dont il vont quitter ce monde, en suivant leur seule conviction. Des héros tragiques typiques de Matsumoto. Victimes de l'absurdité d'une guerre sur laquelle ils n'ont aucune emprise, et sachant que rien d'autre que la mort ne les attend, ils décident de reprendre les rennes, quitte à mourir, ce sera de la manière qu'ils l'ont décidée, par leur fierté d'hommes, par altruisme ou simplement pour respecter une promesse faite.

Un superbe film, une anthologie à la réalisation de haute volée, autant sur le fond que sur la forme. Le mecha design est le point fort de ces OVA, mais l'animation n'est jamais en reste. Les combats aériens des deux premiers segments comme la course-poursuite du troisième sont des prouesses techniques admirables en tous points de vue. Les chara design sont très fidèles à l'oeuvre de Matsumoto, quoi de plus normal puisqu'il s'agit là d'adaptations tirées d'un de ses manga malheureusement encore inédit chez nous, Battlefield Manga. Au passage, j'aurais donné tous les Gun Frontier du monde pour avoir à la place ce titre édité chez nous. -_-
The Cockpit est une beauté qui n'a pas pris une ride, un incontournable.
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"Demons Run when a Good Man goes to War"

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"le flood n'est pas un style" Cool

Akiko
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